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En 2000-2001, un huitième titre couronne le FCNA

En 2000-2001, un huitième titre couronne le FCNA
Présentation du FC Nantes Atlantique




Créé en avril 1943, le Football Club de Nantes intègre le championnat professionnel de deuxième division dès la saison 1945-46. Après une période d'apprentissage, sous l'impulsion d'hommes de bonne volonté, comme le Président Marcel Saupin, il rate de peu la montée vers l'élite en 1951-52. Il faut attendre onze ans pour voir les "Canaris" accéder à la première division (1963) sous l'égide de José Arribas, entraîneur emblématique qui restera en poste jusqu'en 1976. Le FCN confirme d'emblée qu'il n'a pas usurpé sa place parmi les meilleurs : il conquiert deux titres nationaux en 1965 et 1966.
Suit une période moins faste - elle permet néanmoins l'intégration de novices comme le gardien Jean-Paul Bertrand Demanes - qui aboutit à une troisième couronne en 1973. Les valeurs "historiques" de l'actuel FC Nantes Atlantique sont en place depuis longtemps : mêlant jeunes talents formés au club et joueurs expérimentés, le groupe se nourrit du jeu collectif. Le plus difficile pour l'entraîneur est de trouver le "dosage" judicieux afin que l'alchimie fonctionne.
Alors que les années 70 défilent au rythme des chocs Nantes-Saint-Etienne - succès garanti au Stade Marcel Saupin pour la venue des Verts -, Jean Vincent succède à José Arribas à l'été 1976. Son coup d'essai est un coup de maître puisque les Canaris remporte le championnat 1977. Il récidive en 1980 après avoir, dans l'intervalle, mené trois fois les Nantais à la deuxième place. Le palmarès de l'ex-international, à la tête du FCN, s'enrichit également d'une victoire en Coupe de France 1979 contre les amateurs d'Auxerre. Un trophée qui s'était refusé à trois reprises aux "Jaune et Vert". Ce succès leur ouvre les portes de la Coupe des Coupes. La compétition est une réussite avec une élimination face à Valence en demi-finale après avoir sorti le Steaua Bucarest et le Dynamo de Moscou.
En 2000-2001, un huitième titre couronne le FCNA





Le changement de décennie n'entame en rien la dynamique nantaise. Résultat : un cinquième titre en 1983... et un doublé championnat/Coupe raté de peu. Au centre de formation de la Jonelière, un modèle du genre en Europe, les générations futures se préparent sous la houlette d'anciens joueurs "maison". A l'image de Raynald Denoueix qui a depuis pris en charge l'équipe de D1. Des internationaux, devenus champions du monde en 1998 et vainqueurs de l'Euro 2000, sont sortis de cette "pépinière" : Didier Deschamps, Marcel Desailly, Christian Karembeu. En juin 2001 , Mickaël Landreau et Eric Carrière ont rejoint les Bleus - où évolue aussi Claude Makelele - à leur tour à l'occasion de la Coupe des Confédérations.
Tandis que le vaste stade de la Beaujoire est inauguré en mai 1984, les performances restent moyennes jusqu'en 1991-92... quand le club est rétrogradé en deuxième division à la suite de graves problèmes financiers. Grâce au plan de sauvetage mis en place par les dirigeants, la relégation est évitée sur le fil. Une nouvelle fois, le salut vient des forces vives du centre de formation épaulées par des "anciens" demeurés fidèles aux Canaris et un entraîneur charismatique : Jean-Claude Suaudeau. Au printemps 1995, le FCN devenu FC Nantes Atlantique (en 1992) est à nouveau sacré champion de France de D1 avec un record d'invincibilité à la clé : trente-deux matches sans défaite.





Engagé en Ligue des Champions en 1995-96, il atteint les demi-finales, éliminé par la Juventus de Turin. Depuis, il poursuit sa carrière en championnat de France (il détient le record des clubs français avec trente-neuf saisons consécutives en D1), évoluant entre le troisième (1996-97) et le 12e (1999-2000) rang. Jusqu'au huitième titre conquis de haute lutte en 2000-2001 après avoir raflé deux Coupes de France en 1999 et 2000 ! Successeur de Jean-Claude Suaudeau, Raynald Denoueix continue de porter la bonne parole au sein d'une équipe constituée en majeure partie d'éléments issus du centre de formation. Aux côtés de Nicolas Savinaud ou Nicolas Gillet, ils se nomment aujourd'hui Mathieu Berson, Hassan Ahamada ou Marama Vahirua... Encadrés par des joueurs plus expérimentés, ils perpétuent sur les terrains de l'Hexagone et d'Europe les valeurs collectives du FCNA.


Inauguré le 8 mai 1984, lors d'un match amical FC Nantes-Roumanie (0-1), le stade de La Beaujoire-Louis Fonteneau rend hommage par son nom au Président Fonteneau qui fut à la tête du club de 1969 à 1986. Il remplace l'ancien stade Marcel Saupin (ex-Malakoff) devenu inadapté aux besoins d'une équipe professionnelle de première division. Avec ses 27000 places, celui-ci ne pouvait plus faire face lors des grandes affiches de championnat et de Coupes d'Europe. Une époque s'achevait, laissant le souvenir de moments forts - comme la montée en D1 un soir de mai 1963 -, des débordements de Loïc Amisse sur son flanc gauche et des clameurs populaires lors des chocs Nantes-Saint-Etienne des années 70 . Clin d'½il de l'histoire, Saupin faisait ses adieux à l'élite le 28 avril 1984 pour un ultime match à domicile remporté 1-0 par Nantes... aux dépens des Verts.





L'Euro 84, organisé par la France, ayant fournit l'occasion idéale à l'édification d'une arène moderne, le projet de construction est officialisé le 25 novembre 1980 puis voté par le conseil municipal de la Ville de Nantes le 21 juin 1982. Le chantier dure seize mois - la pelouse avait été ensemencée et close un an à l'avance - pour un coût évalué à 100 millions de francs, 50% du montant étant subventionné par l'Etat. Il mobilise jusqu'à 250 personnes en période de pleine activité et nécessite 20000 m3 de béton. Dans sa version initiale, l'enceinte offre 52923 places assises et debout. La capacité est aujourd'hui de 38285 sièges. D'emblée, le stade de La Beaujoire-Louis Fonteneau semble bien né puisque l'équipe de France, future vainqueur de la compétition continentale, y balaye la Belgique 5-0 lors de l'Euro 84. Elle récidivera en avril 1995 face à la Slovaquie (5-0). A noter que le pré nantais fut le premier à voir les rugbymen du quinze tricolore battre leurs homologues néo-zélandais (16-3), le 15 novembre 1986. Avant la Coupe du monde 1998, une importante remise à neuf a été effectuée. Ces travaux, portant sur 42,84 millions de francs, ont abouti à de nombreuses améliorations :
- installation de protection contre le vent après étude d'une maquette en soufflerie
- pose de 15000 sièges
- reprise des accès (amélioration de la répartition et augmentation du nombre)
- reprise de la surface de jeu.





De plus, les contraintes liées à la tenue du Mondial, l'évolution des normes de sécurité et un nécessaire rajeunissement après quatorze ans d'exploitation ont entraîné plusieurs aménagements :
- complément d'éclairage
- modernisation de la sonorisation
- surveillance vidéo
- sectorisation des tribunes (séparation en compartiments de sécurité)
- création de vingt loges supplémentaires
- installation de sièges sur toutes les places des grandes tribunes
- pose d'un second panneau d'affichage lumineux et rénovation de l'existant.
Depuis la saison 1998-99, la direction du stade a également procédé à la suppression des grillages qui entouraient le terrain. Une modification qui accroît le confort visuel du public et rapproche les spectateurs de l'action. Club-phare du football français, le FC Nantes Atlantique dispose désormais d'un stade encore plus convivial. Les supporters l'ont bien compris et ils s'y sentent chez eux. La soirée suivant le titre de champion de France 1995, l'épopée de la Ligue des Champions 1995-96 ou l'accueil réservé à l'équipe professionnelle après
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# Posté le mercredi 29 août 2007 08:41

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